23/11/2025 et 24/11/2025 : Edirne
Passage de frontière turque laborieux Eh oui, papa a oublié de télécharger l’assurance auto, heureusement qu’un gentil Franco-Turc nous a partagé sa connexion. Les galères continuent avec le scanner qui ne fonctionne pas… Bref, un passage qui aura duré 3 heures (rien comparé à l’Afrique). Enfin en Turquie ! Nuit au calme dans un quartier résidentiel, balade le matin et déjeuner dans la vieille ville. Belle découverte dans la mosquée Eski İilu Camii qui expose un tissu qui a orné la sacrée Kaaba changée annuellement et offert par l’Arabie saoudite.




24/11/25 : Marmareĝlisi
Route d’Edirne à Marmaraereğlisi
25/11/25 : En route pour Istanbul
Pause hammam bien méritée à l’extérieur d’Istanbul sans touristes à l’Avrasya Hammami, un vrai bonheur ! Pour éviter la frénésie d’Istanbul, nous roulons la nuit pour sortir d’Istanbul.
Du 26/11 au 28/11 ; Istanbul
Pour la 3ᵉ fois, nous ne visiterons pas les musées, mais nos parents décident de nous faire plaisir, direction le Grand Bazar !
Pour ma plus grande déception, j’y trouve que de la contrefaçon et des stands très identiques.


Visite de St-Sophie et de la Mosquée bleue :





Le lendemain, un petit tour dans le quartier Galata, nous sommes fin novembre et c’est bondé de monde, je n’ose imaginer en saison touristique…



28/11 au 30/11 : Şile
Nous devons refaire nos sièges. Le rdv est pris pour lundi avec les artisans de l’entreprise familiale Zevk Oto Doseme. Pour le week-end, direction Şile au bord de la mer Noire.

01/12 au 02/12/25 : hôtel
Plus de sièges, plus de véhicules = hôtel + repos.
Petra Port Hotel, bon rapport qualité-prix pour 4, non loin de la corniche qui mène au Viaport Marina. Aquarium, attractions, boutiques, restaurants… Le long de la corniche, de nombreux chats choyés par les habitants et, cerise sur le gâteau, 2 dauphins au loin…



03/12/2025 : Hotel
Ce matin, changement d’hôtel, nous étions au Petra Port Hotel, après un bus (payé directement par CB en la passant 4 fois), nous arrivons à l’Ersa Hotel. Juste en face Mm Donerci Mahmut Usta Restaurant, une bonne « cantine », nom que nous donnons aux restaurants locaux qui servent de très bons plats traditionnels en buffet.


05/12/25 : Istanbul
Comme prévu, rdv chez Essa Karavan pour une réparation éclair pour réparer la fuite. Sauf que… nous avons accroché notre nouveau revêtement en le déchirant !! La banquette servant également de lit, nous avions rajouté de la mousse, mais un peu trop, ce qui a trop compressé le cuir. Rebelote, retour chez le sellier très gentil qui a retiré un peu de mousse et recommencé l’habillage… Nous pouvons enfin quitter Istanbul pour la prochaine destination.
Improvisation chez un pro du pot d’échappement. 1 heure plus tard, un pot d’échappement et un silencieux tout neuf.
Après un bon dîner dans un restaurant de poisson à Avat Belik. Nuit à la sortie d’Istanbul au bord de la mer Marmara à Hereke près de la marina.

07/12/2025 : route pour Ankara
Réveil tout doux, pancake puis démarrage pour 5 heures de route !!
Pause déjeuner dans le charmant village de Göynük excellent repas au Kirmizi et Kasap Izcara restaurant.

08 au 10/12/25 : galère sur galère à Ankara
Ayant déjà visité Ankara, l’arrêt s’imposait uniquement pour récupérer un colis venant de France au PTT (Poste).
Quelle galère mais alors quelle galère ! Pour faire court, nous ne récupérerons jamais notre colis d’une valeur de 500 €. La nouvelle législation permet uniquement des colis n’excédant pas 30 euros frais de port compris. Afin de récupérer le colis, il aurait fallu débourser plus de 500 euros entre les frais d’un transitaire obligatoire, d’un notaire pour une procuration traduite en turc + frais de dédouanement !!!! Bref, beaucoup d’énergie et de nerfs pour un résultat nul. Nous tentons de le renvoyer, affaire à suivre…
Nous tentons encore une fois de trouver notre vibration (toujours présente à 40 km/h). Pas fructueuse, cette vibration rend tout le monde dingue, malgré la bonne volonté de 3 mécanos différents, rien y fait ! Ils reviennent tous sur le petit bras de la transmission et finissent par donner la même ordonnance : Boîte de transfert
Comme ils craignent de ne pas trouver la pièce, ils ne s’aventurent pas.
La règle pour les Turcs : « Pas de résultat, pas de paiement » et toujours le thé offert.
Nous capitulons et décidons d’apprendre à vivre avec cette vibration car tout le monde nous dit que le véhicule n’a pas de problème !!!
11/12/25 : matinée tranquille
Cela veut dire traîner à faire plein de petites choses, acheter des bretzels pour le petit dej, trouver un endroit pour recharger internet (finalement ce sera dans un café avec WiFi), remplir en eau, faire des photos d’identité pour les visas… avant de reprendre la route pour dormir en Cappadoce.

12/12/25 : Mon Anniversaire
Totalement improvisée, cette journée commence au milieu des cheminées de fées en Cappadoce, un décor féerique.
Mes parents simulent un départ rapide pour reprendre la route vers l’Irak alors que l’arrêt se fait au Center Horse Ranch pour la surprise de la journée, 2 h de balade autour de la Pink Valley. La surprise organisée par Leyna m’a beaucoup touchée. La balade fut incroyable, malheureusement nous n’avons pas pu galoper.



Déjeuner au restaurant pour encore marquer la journée avant de reprendre la route.
Du 13 au 16/12/2025: Gazientep
Pause Hammam mais pour le coup traditionnel de chez traditionnel.
Musée « Sahinbey Milli Mücadele » qui retrace la résistance des habitants de Gaziantep pendant l’occupation de l’armée anglaise et française. Nous avons pris le temps d’écouter tout le récit grâce à l’audioguide en français. Passionnant, glaçant, émouvant, on ne ressort pas indemne en tant que Français. Un sentiment de honte face à ce massacre opposé à une telle admiration face à ses résistants turcs courageux, résilients,intelligents, forts et fiers. Entrée et audioguide gratuits.
Pris dans l’histoire, nous enchaînons avec la visite du Panorama 25, qui retrace la victoire d’Antep également à travers des écrits (télégrammes envoyés en France), des objets (armes, reproductions de tenues…). La partie reproduction en format panorama est juste incroyable, tellement réaliste, nous nous retrouvons au cœur de la bataille… La dernière partie est consacrée à la tentative du coup d’État de 2016 à l’encontre d’Erdogan. Entrée : 1,20 €/adulte.
Petit résumé :
1. L’Âge d’Or et le Choc de l’Invasion (1914 – 1919)
Avant la tourmente, Antep etait une métropole cosmopolite de 80 000 habitants, célèbre pour ses bazars, son cuir, ses savons et ses pistaches. Les mosquées, églises et synagogues y cohabitent en paix.
Le déclin commence avec la Première Guerre mondiale. L’Empire ottoman, épuisé, perd ses territoires l’un après l’autre (Grèce, Algérie, Balkans). En décembre 1918, les Anglais envahissent la région. L’occupation est d’abord britannique, mais en novembre 1919, les troupes françaises prennent le relais, marquant le début d’une tension insupportable.
2. Les Étincelles de la Révolte
Deux événements majeurs cristallisent la colère de la population :
- L’offense au drapeau : Un soldat français baisse le drapeau turc du poste de police d’Akyol, déclenchant une levée de boucliers immédiate.
- Le sacrifice de Kamil : Ce jeune garçon est tué à la baïonnette par des soldats français alors qu’il défendait l’honneur de sa mère. Ce drame transforme la frustration en une volonté de fer : la résistance armée devient inévitable.


3. L’Organisation de la Défense : Les « Forces Nationales »
Sous l’impulsion du comité représentatif et des messages de Mustafa Kemal Pacha, la ville se militarise. Elle est divisée en 27 quartiers, chacun dirigé par un responsable. Des héros entrent dans la légende :
- Sahinbey : Il jure que l’ennemi ne passera que sur son corps. Il meurt seul sur le pont d’Elmali après avoir épuisé ses munitions.

- Karayilan : Un chef de bande redoutable qui harcèle les convois français avant de tomber au champ d’honneur sur la colline de Sarimsak.

- Özdemir Bey : Envoyé par Mustafa Kemal, il prend le commandement des fronts et refuse catégoriquement toute reddition face aux menaces françaises.
4. Un Siège de Fer et de Sang (Août 1920 – Février 1921)
À partir d’août 1920, la ville est totalement encerclée. Les Français déploient des moyens colossaux : 20 000 soldats, des tanks et une flotte aérienne contre environ 3 000 résistants mal armés.
- L’ingéniosité du désespoir : Dans les grottes de la savonnerie Kara Nazar, les artisans (armuriers, forgerons) transforment des écuelles de cuivre en bombes (bombes-sahan) et fabriquent de la poudre à partir de moisissures de murs. Ils créent des crécelles en bois pour simuler le bruit des mitrailleuses.

- Le quotidien sous les bombes : Les quartiers turcs sont réduits en ruines. La population vit dans les « Hayat » (cours intérieures) ou se terre dans les grottes souterraines.

5. L’Ennemi Ultime : La Famine
Cette guerre insiste sur le fait que les balles n’ont pas suffi à briser Antep ; c’est la faim qui l’a terrassée.
- En plein hiver 1921, les communications sont coupées. On mange du pain fait de grains d’abricots et d’amandes amères, provoquant des décès par empoisonnement.
- Les derniers pigeons voyageurs sont envoyés à Ankara comme un ultime cri de détresse : « Ceci sera notre dernier salut ». Mais Ankara, engagée sur le front grec, ne peut envoyer de renforts.
6. La Capitulation dans l’Honneur (9 février 1921)
Après 25 mois de lutte et 10 mois de siège total, la ville est à l’agonie. Le 8 février, la décision est prise de se rendre pour sauver les survivants.
- Le symbole final : Aucun habitant ne consent à donner un morceau de tissu pour fabriquer le drapeau blanc de la reddition. On finit par utiliser un tissu de linceul provenant de l’hôpital.
La ville conclut son récit avec dignité : elle ne s’est pas rendue à l’armée française, mais à la famine. Elle attendra la libération finale, car son esprit, lui, n’a jamais été conquis.
